Née en 1964 en Centrafrique, arrivée en France à l’âge de cinq ans et demi, elle vit à Besançon depuis 1996. L’écriture poétique l’accompagne depuis le début de son adolescence.

Poème d’ Annelyse Simao dédié au Festival : Dense, danse intense Quand je cherche en pensée à dire mon poème esquisser sa vie par un dit nécessaire me vient la vibration d’un geste verbal vital Evoque-t-il une danse verbale ce geste Verbal oui le jet des mots Dense oui (d-e-nse) intense mais danse une image enveloppe et floue Quand je regarde une danse c’est sans mot une joie une étincelle jaillissant de l’espace en vie Danse l’espace où se meuvent des corps en grâce Les corps se déplient bougent se mêlent se croisent dans sous sur des rythmes et des sons en partage suspendue d’attention leur énergie Dedans le corps dans les mots invisibles sous le crâne s’en-nouent des sens et l’insensé démultiplie leurs sèmes Verbale non la chorégraphie des corps dans l’espace mais vibration la beauté des mouvements en-deçà au-delà des mots une danse dans son instant A peine as-tu cessé de danser que la danse n’est plus danse Quand je danse me tais et les mots se retirent s’évanouissent dans la chair où s’exprime l’émotion et l’intense et la force où l’animal grandit hors de soi pour autrui L’instant même de la danse s’éteint dans la danse Immobile et paisible et maladroit mon corps quand j’écris Calme et levé quand je lis pour toi dans ma voix Même si de vous à moi les mots dansent glissent bondissent de mes cordes vocales à ton cœur où la pensée les recueille déplie ou les refuse Danse et tu ne peux rester seul-e Danse et déjà l’atmosphère agit réagit autour et sur toi invite le regard d’un-e autre Serais-tu seul-e à danser c’est l’espace autour de toi qui te regarde l’avaler mais mémoire fugitive, et même filmée sa trace s’efface. Reste la joie de la mémoire